par Michel Morillon | Avr 23, 2023 | AUTO, RALLYE, SPORT AUTO
Le 75e Rallye Rhône Charbonnière, 2e manche du Championnat de France fait peau neuve, un nouveau parcours remodelé pour réduire les liaisons routières tout en conservant un ratio record de 42% de chrono.
Les 115 équipages du Rallye moderne et les 23 engagés du Rallye VHC vont découvrir de nouvelles spéciales sur un tracé très sélectif autour des monts du Lyonnais et de la vallée d’Azergues.

On retrouve les animateurs du Championnat de France, sans Nicolas Ciamin engagé au rallye de Croatie. Parmi les favoris, on peut citer Yoann Bonato (Citroën C3 Rally2), après un rallye du Touquet en demi-teinte, il doit reprendre ses marques. Eric Camilli (Citroën C3 Rally2) pour son retour en Championnat de France devrait être aux avant-postes et Hugo Margaillan est en pleine confiance dans la Citroën C3 R5/Rally2. Les outsiders sont nombreux : William Wagner, Thomas Chauffray, David Salanon, 4 victoires au Charbo, (VW Polo GTi Rally2), Léo Rossel (Citroën C3 Rally2), Patrick Rouilliad et Eric Mauffrey ( Skoda Fabia Evo Rally2).

La première journée se déroule sur un terrain sec et dès les premiers chronos, une hiérarchie se dessine. Yoann Bonato a pris les choses en main, il prend la tête du Rallye mais son avance est fragile et au terme de la première

étape, il rejoint Charbonnière avec 2’’4 d’avance sur Eric Camilli et 6’’5 sur Hugo Margaillan, premier leader de la journée mais une petite faute dans l’ES4 lui fait perdre du temps. La deuxième étape va être décisive et on annonce une météo incertaine.
La matinée est sèche mais le ciel menace, le choix des pneus va être déterminant. Avec un mauvais choix de pneu, Yoann Bonato (Citroën C3 Rally2) voit Hugo Margaillan (Citroën C3 Rally2) et Eric Camilli (Citroën C3 Rally2) remonter et même le dépasser. A la mi-journée c’est Hugo Margaillan qui prend la tête du Rallye avec 4’’6 d’avancesur Eric Camilli et 5’’4 sur Yoann Bonato.

Tout reste à faire sur la 2e boucle de trois spéciales avec la pluie qui fait son apparition. C’est Eric Camilli qui décroche le premier, il coupe une chicane dans l’ES10 et écope de 10’’ de pénalité. Hugo Margaillan tient bon mais Yoann Bonato fait parler son expérience et emporte les deux derniers chronos. Il remporte son 3e rallye de

Charbonnière (après 2018 et 2019) avec six petites secondes d’avance après plus de 200 kilomètres chronométrés parcourus. Il devance sur Hugo Margaillian et 14’’3, Eric Camilli compète le podium 100% Citroën. Les duos Bonato-Boulloud et Margaillan-Marsault (Citroën C3 Rally2) ont le mieux tiré leur épingle du jeu et offrent un doublé au team CHL Sport Auto.


A
la 4e place on trouve Léo Rossel qui offre à Citroën un quadruplé et signe son premier temps scratch (ES 11) en Championnat de France. Il est suivi par Thomas Chauffray (VW Polo GTi Rally2) qui a mis du temps à trouver les bons réglages et remonte à la 5e place avec deux temps scratch dans l’ES 8 et l’ES10. A noter la belle performance de Jérémi Ancian, il se dirigeait vers une quatrième place avant qu’une sortie de route dans la très mouvementée avant-dernière ES ne lui coûte de précieuses minutes le reléguant à la 11ème position.

Yoann Bonato (Citroën C3 Rally2) prend la tête du Championnat de France avec 40 points devant Hugo Margaillan (Citroën C3 Rally2) et Thomas Chauffray (VW Polo GTi Rally2).

En Championnat de France 2 roues motrices, la bagarre entre Cédric Robert et Raphaël Astier (Alpine A110 RGT) a été de toute beauté. Après une journée de vendredi en demi-teinte, Cédric Robert a repris l’avantage le
samedi grâce à un meilleur choix de pneus. A noter la belle performance de Ludovic Jeudi qui place sa vénérable Peugeot 205 GTI 1,9 F2/14 à la 16e place du général.
Si le CFR Féminin ne comptait que deux représentantes, la qualité l’a emporté sur la quantité : Mireille Vidueira et Mélanie Tendille (Ford Fiesta ST) se sont imposées pour la deuxième fois consécutive, alors qu’Elodie Gines et Lisa Tornior étaient le premier équipage féminin à découvrir le plaisir, et l’exigence, du pilotage d’une Alpine A110-RGT.
CLASSEMENT* du 75ème RALLYE RHÔNE-CHARBONNIÈRES :
1. BONATO Yoann – BOULLOUD Benjamin (Citroën C3 – Rally2 – CHL Sport Auto) – 1:46:33,1
2. MARGAILLAN Hugo – MARSAULT Laëtitia (Citroën C3 – Rally2 – CHL Sport Auto) + 00:06.0
3. CAMILLI Eric – DE LA HAYE Thibault (Citroën C3 – Rally2 – PH Sport by Minerva Oil) + 00:14.3
4. ROSSEL Leo – MERCOIRET Guillaume (Citroën C3 – Rally2 – PH Sport by Minerva Oil) + 00:22.3
5. CHAUFFRAY Thomas – CHAUFFRAY Pauline (Volkswagen Polo GTI – Rally2) + 01:33.5
6. ROBERT Cédric – DUVAL Matthieu (Alpine A110 – RGT – Team Bonneton HDG) + 02:13.3
7. ASTIER Raphaël – GIRAUDET Denis (Alpine A110 – RGT – CHL Sport Auto) + 02:52.5
8. SALANON David – DEGOUT Jérôme (Volkswagen Polo GTI – Rally2) + 03:28.3
9. ROUSSET Eric – SAUCE Christophe (Citroën C4 WRC) + 03:37.8 / HORS CHAMPIONNAT
10. MAUFFREY Eric – SILVESTRE Corentin (Skoda Fabia Evo – Rally2) + 03:55.3
Le prochain rendez-vous du Championnat de France au rallye Antibes Côte d’Azur verra la retour de Nicolas Ciamin vainqueur du Rallye du Touquet.
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par Michel Morillon | Avr 23, 2023 | AUTO, RALLYE, SPORT AUTO
La 32ème édition du Tour Auto est lancée avec un itinéraire reliant Paris à Cannes. Durant cinq jours, les concurrents se mesurent sur quatre circuits (Dijon-Prenois, Bresse, Charade, Paul Ricard) et dix épreuves


spéciales. Un programme qui mène la caravane du Tour Auto à Beaune, Clermont-Ferrand, Valence et au Castellet avant de terminer sa route sur la « French Riviera » à Cannes. Les 236 équipages de 16 nationalités arrivent des quatre coins de du monde.

Comme toujours, des voitures sont mises à l’honneur et ils pourront, cette année, (re)découvrir des marques anglaises disparues comme AC Ace Bristol ou Zephyr, Austin Healey 100/4 M, Frazer Nash Le Mans Coupé, Healey Silverstone, Jowett Jupiter, MGA Twincam, Morris Cooper S, Sunbeam Alpine ou encore Triumph TR2 et


TR3. Parmi les personnalités on peut citer Henri Pescarolo et son co-équipier Michel Périn, Thierry Boutsen, vainqueur du Tour Auto 2022, les ouvreurs Ari Vatanen et Eric Hélary, et enfin, Jean-Pierre Lajournade, double vainqueur en 2015 et 2016 du Tour Auto, qui tire sa dernière révérence. Cette année c’est le château de Vaux le

Vicomte, perle de l’architecture du XVIIème, qui donnera le ton de ce 32ème Tour Auto. Puis rendez-vous sur la Côte d’Azur, après 2000 kilomètres de routes pittoresques jalonnées d’épreuves chronométrées sur circuits et routes fermées.
Après les routes pittoresques au cœur du Parc Naturel Régional des Forêts, les concurrents se présentent à la première épreuve sur route au bord du Lac de la Vingeanne. Ce sont les plus avisés qui ont avancé leurs pions…

tels Nigel Armstrong et Mark Freeman dans une Shelby Cobra 289 (#206) de 1965 qui s’imposent lors de cette première épreuve spéciale. Le circuit de Dijon Prenois, une piste bien connue de nombreux pilotes, tels qu’Alain Prost, René Arnoux, offre à Thierry Boutsen et son co-pilote Hervé Ordioni l’occasion de se mettre en avant en se plaçant en première position de la catégorie Compétition au volant de la Shelby Cobra 289 (#201).
La 2ème journée de compétition démarre par une mise en jambes sur le circuit de Bresse, un rendez-vous classique du Tour Auto. Cette 2ème épreuve circuit confirme la bonne forme de Thierry Boutsen et Hervé Ordioni qui placent leur Shelby Cobra 289 sur la plus haute marche.


II reste encore deux spéciales chronométrées à parcourir avant de rejoindre la ville étape de Clermont-Ferrand. La Côte Mâconnaise, plutôt vallonée dans les vignobles du Mâconnais donne l’avantage à l’équipage français

Bertrand et Anne Penlae qui décrochent le meilleur temps avec leur Porsche 911 2,0L de 1965. Puis direction la Côte Roannaise à travers les monts du Beaujolais et du Lyonnais, et ce sont le pilote aixois Mr John of B et son co-pilote Sibel dans la Ferrari 512M qui décrochent le meilleur temps. Un monstre sacré de l’Endurance qui vient clairement de tenir tête aux bêtes de rallye durant l’épreuve.
Au menu de cette troisième journée, un circuit en montagne, deux épreuves spéciales sur route et une météo capricieuse qui s’est invitée dans la compétition, en perturbant significativement le déroulé. La journée démarre sur le circuit de Charade, les spectateurs assistent à une belle bataille entre la Ford GT 40 #216 d’Emile


Breittmayer et la Shelby Cobra 289 #201 de Thierry Boutsen. C’est finalement l’équipage Breittmayer/Thomas #216 qui remporte la victoire dans la catégorie compétition. Malheureusement c’est l’abandon pour l’équipage de la Ferrari 512M, victime d’un accrochage avec un concurrent sur le circuit de Charade, la magnifique Ferrari

est très endommagée et doit abandonner. L’itinéraire conduit les équipages depuis les monts d’Auvergne vers ceux d’Ardèche au départ de l’EC7 ‘Le Pays de Monfaucon. Cette longue spéciale de plus de 20 km provoque un changement en tête du classement, Thierry Boutsen, incontestable leader du classement depuis le départ, est sorti de la route. Roue avant-droite arrachée, la Shelby Cobra 289 #201 n’ira pas plus loin. C’est Sébastien Berchon qui a hérité du leadership avec sa Jaguar E-Type 3.8 de 1963 #203.

Le vendredi est le jour traditionnel de l’inversion des plateaux. Les derniers arrivés de la veille, la Régularité partent les premiers. Découverte du Parc Naturel régional des Baronnies, puis c’est au tour du Géant de Provence, le Mont Ventoux d’offrir ses somptueux paysages, dont le col des Tempêtes, un chemin annonçant le circuit Paul

Ricard, la fin de cette quatrième étape. L’épreuve sur route de SAINT NAZAIRE LE DESERT est un terrain de jeu privilégié pour les rallyes internationaux depuis de nombreuses années. Depuis l’abandon de Thierry Boutsen (Shelby Cobra 289 #201), Sébastien Berchon et Sébastien Bordier (Jaguar Type E 3.8 #203) commencent à envisager la victoire, pendant qu’Emile Breittmayer et Alexis Thomas (Ford GT40 #216) engrangent les victoires sur circuit ou en spéciale. Le Mont Ventoux est un compagnon de l’automobile depuis son origine. Sans surprise, pour la seconde fois consécutive, l’équipage Breittmayer/Thomas a décroché le meilleur temps de la spéciale.

Derniers efforts de la journée pour exceptionnellement dompter son grand tracé de 5,8 km . L’équipage Breittmayer/Thomas et leur Ford GT40 #216 termine cette première journée sur les chapeaux de roue en remportant la victoire dans la catégorie Compétition. La lutte pour les autres places du podium final promet d’être

explosive jusqu’au bout, opposant Fred Wakeman et Patrick Blakeney-Edwards (Shelby Cobra 289 #211) d’une part, Patrick et Alexandre Bonnardel (Jaguar Type E 3.8 #210) de l’autre.
Même suspense sur le front de la Régularité, avec Hamoniau-Dupard (Ferrari 250 GT Berlinetta Lusso #76), Martens-Pyck (Morris Mini Cooper S #35) et Poels-Prat (Mercedes 300 SL Coupé #65) réunis en moins de 10 secondes au sommet du classement général provisoire.

Ultime étape, aujourd’hui, ce sont donc trois épreuves spéciales sur route qui vont départager ceux qui ont encore l’espoir de monter sur le podium. C’est l’équipage Breittmayer/Thomas #216 qui fait le spectacle en remportant l’E.C. 12 très exigeant. L’E.C. 13 sillonne le haut Verdon, une spéciale joueuse à prendre avec prudence.
L’équipage #178 Fabri/Furiani au volant d’une Alfa Romeo Giulia Sprint GTA de 1965 décroche le meilleur temps. La Der des Ders, c’est un tracé à vous donner le tournis. Comme ces derniers jours c’est l’équipage Emile Breittmayer et Alexis Thomas qui termine le rallye en beauté avec le meilleur temps de cette troisième spéciale de la journée à bord de la Ford GT40 #216.
Puis c’est enfin le bord de mer pour rejoindre Cannes et célébrer l’arrivée du Tour Auto 2023 sur la célèbre Croisette.
Les grands vainqueurs du Tour Auto 2023 sont …
Catégorie Compétition :
Sébastien Berchon et Sébastien Bordier dans la Jaguar E-Type 3.8 de 1963 (#203) (voitures de pré-66) sont les grands vainqueurs de la catégorie Compétition du groupe VHC.

La première place en Groupe G (véhicules de 1966 à 1971) revient à l’équipage #269 Claudio Roddaro et Michel Speyer avec leur Porsche 911 2,3L ST de 1970.

Dans la catégorie H-I (véhicules de 1971 à 1981), nous retrouvons Olivier Pernaut et Gerry Blyenberg, équipage #253 dans une sublime Ford Capri RS 2600 de 1975.

Catégorie Régularité :
Sur la première marche du podium de la catégorie Régularité du groupe VHC, nous retrouvons Eric Hamoniau et Jérôme Dupart dans la Ferrari 250 GT Berlinetta Lusso de 1963 (#76) .


L’équipage a été très régulier tout au long du rallye, jonglant entre la 5ème et la 3ème place dans le classement général par étape, leur assiduité les a propulsés à la première place. Il devance l’équipage 35 MARTENS Jean-Jacques / PYCK Aswin Morris Mini Cooper S 1275 (#35) et Mercedes-Benz 300 SL Coupe (# 65) de POELS Dominique / PRAT Stéphane.
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par Michel Morillon | Fév 2, 2023 | AUTO, RALLYE, SPORT AUTO
Le Comité d’Organisation de cette 25e édition du Rallye Monte-Carlo Historique s’est attaché à rétablir cinq authentiques parcours de concentration, depuis Bad Hombourg, Oslo, Londres, Turin et Reims. Cinq itinéraires… pour une destination commune : Monte-Carlo. L’itinéraire concocté pour le rallye est lui toujours

composé d’épreuves de renom, toutes généralement empruntées par son ainé du Championnat du Monde WRC. Et nombreux seront encore les concurrents, sur ces routes mythiques comprenant 16 Spéciales de Régularité (SR), à vouloir se bagarrer pour décrocher un trophée détenu par Philippe et Antoine CORNET DE WAYS

RUART, vainqueurs en 2022 sur Porsche 911 de 1965.
La première spéciale de régularité de la journée, dans la Drôme, entre Saint-Nazaire-le-Désert et La-Motte-Chalancon (SR12, 19,97 km) était assez sinueuse, dans une version inédite par rapport à la spéciale habituelle du Rallye Monte-Carlo Historique. C’était donc une bonne mise en appétit, surtout pour Pascal Perroud et Guillaume Allais qui s’étaient déjà imposés dimanche après-midi dans la SR10, à bord de leur Porsche 911 Turbo de 1969. Ils ont eu l’honneur et le privilège de devancer les vainqueurs de l’an dernier, les Belges Philippe et Antoine
Cornet de Ways
Ruart, dans une autre Porsche à peine plus âgée (1965). Ceux-ci ont fini la SR12 à égalité avec les leaders du classement général lundi soir, le duo suisse Claudio Enz-Cristina Seeberger (Lancia Fulvia Coupé 1.3S), et avec la Fiat 128 Coupé de Yannick Villar et Vincent Bourdil. Dans la descente finale, il y avait quelques plaques de verglas et de la neige, alors certains avaient décidé de partir avec des pneus à clous, notamment Bruno Saby (Ford Capri), vainqueur 1988 en WRC et 4e du classement général en partant ce matin de Valence.

Le résultat de la SR13 entre Montauban-sur-l’Ouvèze et Laborel, une spéciale longue de 18,92 km dans un joli paysage, en montant et en descendant le fameux Col de Perty (un peu de neige dans la descente), n’a pas chamboulé le classement général du 25e Rallye Monte-Carlo Historique. les vainqueurs espagnols, l’équipage
d
e la BMW 323i de 1981 engagée par Luis Climent Asensio et Victor Buades Castillo, ont notamment été plus efficaces, dans cette SR13, que les Français Etienne Goldet et Frédéric Neymon, dans une Alpine A310 V6 de 1977, et que deux équipages norvégiens embarqués dans une Lancia Fulvia HF et une Porsche 911 SC.

La dernière nuit du 25e Rallye Monte-Carlo Historique a débuté par un monument, la SR15 entre le Col de Braus et Lantosque (34,35 km). Il y avait bien quelques traces de verglas, dans le Col de Castillon, mais pas assez pour gêner vraiment les 227 équipages rescapés de cette édition 2023 formidable à tous points de vue. Une Lancia Fulvia visait la victoire au classement général, mais c’est un autre modèle de la marque mythique qui s’est mis en valeur dans cette SR15, la Beta Coupé 1800, de 1975, engagée par les Italiens Maurizio Aiolfi et Carlo Merenda. Elle a fait mieux que la BMW 323i des Espagnols Luis Climent Asensio et Victor Buades Castillo, encore une fois aux avant-postes, avec à la 3e place les Tchèques Jan Schmied et Pavel Kacerovsky, embarqués dans une Skoda 130 RS de 1976.
L
a dernière épreuve spéciale de régularité (SR16, 22,33 km), comme un dessert, comme une récompense après une semaine d’efforts et de vigilance au volant, a permis aux concurrents du 25e Rallye Monte-Carlo Historique de toucher le Graal des rallymen du monde entier, de rouler pour le plaisir dans ce fameux Col de Turini qui déchaîne les passions depuis si longtemps. Il faisait froid, mais encore une fois les commissaires de l’Automobile Club de Monaco étaient là, fidèles au poste, pour veiller à la sécurité des concurrents jusqu’à tard dans la nuit.
Sur les deux Ford classées dans le Top 15, sur plus de 270 engagés et 232 arrivés, il y a la Ford Capri 2300 S que Bruno Saby a pilotée pendant une semaine entière. Vainqueur en 1988 dans une Lancia Delta HF, le très populaire Bruno, pas avare d’anecdotes, a été accueilli en héros partout où ce rallye s’est arrêté, et c’était mérité. Il a aussi terminé 4e du classement général. Un autre ancien vainqueur, Jean-Claude Andruet, a lui aussi ravivé les souvenirs des nostalgiques au volant d’une superbe Berlinette Alpine-Renault, la même ou presque que celle qu’il avait emmené à la victoire en 1973, il y a tout juste cinquante ans.
C’est la Lancia Fulvia N.242 des Suisses Claudio Enz et Cristina Seeberger qui a rejoint le port de Monaco pour pointer au dernier contrôle horaire et sceller sa victoire au classement général. Une victoire amplement méritée.
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par Michel Morillon | Sep 12, 2022 | AUTO, RALLYE, SPORT AUTO
Avec 216 engagés en rallye national, le rallye du Mont-Blanc Morzine bat des records. Les principaux acteurs du Championnat de France sont présents. La lutte pour le titre entre Quentin Giodano (Volkswagen Polo Rally2) et Nicolas Ciamin (Hyundai i20 Rally2) est une nouvelle fois arbitré par Yann Bonato (C3 Rally2).
Pour cette reprise du ‘CFR’ après la trêve estivale, l’équipage des 2 Alpes a trouvé le terrain de jeu idéal sur un tracé montagnard sinueux.e En signant 7 temps scratchs et un 6ème succès à Morzine, leur 3ème de la saison, Yoann Bonato et Benjamin Boulloud ont marqué des points précieux pour les classements pilotes et copilotes, et restent mathématiquement en lice pour le titre.
Derrière eux, Quentin Giordano et Kevin Parent n’ont pas démérité. Auteurs de 6 temps scratchs, ils ont performé tout au long du weekend en gardant comme objectif principal le championnat et donc l’ambition de creuser l’écart sur leurs actuels premiers poursuivants Nicolas Ciamin et Yannick Roche. Ces derniers ont connu un weekend plus mitigé, en recherche de performance, et ponctué par des choix de pneus audacieux mais peu payants. Ils terminent le rallye au pied du podium.
Troisièmes à l’arrivée à Morzine, Hugo Margaillan et Laetitia Marsault ont célébré leur premier podium en CFR. De plus en plus appliqués, avec l’expérience acquise depuis le début de la saison au sein du Team CHL Sport Auto et aux côtés des quadruples Champions de France Bonato-Boulloud, ils sont récompensés du travail accompli et ont prouvé qu’il fallait désormais également compter sur eux aux avant-postes.
Présent avec brio sur plusieurs manches du CFR entre 2010 et 2018, Jérémi Ancian est revenu pour une pige ponctuée d’une très belle place dans le top 5, montant en puissance tout au long du weekend avec le 2ème meilleur temps de la dernière spéciale. William Wagner, auteur du dernier temps scratch, Thibault Habouzit, autre pigiste de talent, Jérome Chavanne, fidèle de l’épreuve haute-savoyarde, Cédric Robert, et Florian Bernardi bouclent le top 10 de cette 6ème manche 2022.
Les nombreux spectateurs du Rallye Mont-Blanc Morzine ont profité ce weekend de la participation
exceptionnelle de Simon Jean-Joseph et Patrick Pivato au volant de la Subaru Impreza avec laquelle ils s’étaient imposés en 1998 ! 24 ans plus tard, le spectacle était plus que jamais au rendez-vous, et l’objectif de terminer dans le top 20 atteint avec la 19ème position au classement général !
Championnat de France 2 Roues Motrices. S’ils espéraient avec leur Alpine A110 RGT une meilleure place au classement général à l’issue de ce Rallye Mont-Blanc Morzine, Cédric Robert et Matthieu Duval ont pu savourer une nouvelle victoire dans le classement 2 Roues Motrices, auteurs de
tous les temps scratchs du weekend. Grégory Fontalba s’est, dès la 3ème spéciale, installé à la 2ème place, pour ne plus la quitter jusqu’à l’arrivée. Après la sortie de route de Cyril Raymond dans l’ES12, c’est Fabrice Bect qui s’est hissé sur la 3ème marche de ce podium 100% Alpine A110 RGT.
Yoann Bonato et Benjamin Boulloud remportent leur 6ème succès sur le mythique rallye haut-savoyard et
deviennent les plus titrés sur ce rallye devant le regretté Philippe Bugalski (5 victoires). Quentin Giordano et Kevin Parent ont renforcé leur position de leaders au classement général en devançant Nicolas Ciamin et Hugo Margaillan et Laetitia Marsault ont décroché leur premier podium’.
CLASSEMENT du 74ème Rallye Mont-Blanc Morzine :
1 BONATO / BOULLOUD (Citroën C3 – CHL Sport Auto) 1:47:30,9
2 GIORDANO / PARENT (Volkswagen Polo GTI – Sarrazin Motorsport) +00:17.2
3 MARGAILLAN / MARSAULT (Citroën C3 – CHL Sport Auto) +00:32.1
4 CIAMIN / ROCHE (Hyundai i20 – Hyundai 2C Compétition) +00:49.4
5 ANCIAN / DI LULLO (Volkswagen Polo GTI – Sarrazin Motorsport) +01:05.3
6 WAGNER / MILLET (Volkswagen Polo GTI – Sarrazin Motorsport) +01:07.0
CLASSEMENT GENERAL PROVISOIRE APRÈS MANCHE 6 :
1 Quentin GIORDANO – 130 pts
2 Nicolas CIAMIN – 103 pts
3 Yoann BONATO – 81 pts
4 Cédric ROBERT – 78 pts
5 William WAGNER – 61 pts
6 Hugo MARGAILLAN – 57 pts
PHOTOS : Michel MORILLON
par Michel Morillon | Août 28, 2022 | AUTO, RALLYE
Le Comité d’Organisation de cette 25e édition du Rallye Monte-Carlo Historique s’est attaché à rétablir cinq authentiques parcours de concentration, depuis Bad Hombourg, Oslo, Londres, Turin et Reims. Cinq itinéraires… pour une destination commune : Monte-Carlo. L’itinéraire concocté pour le rallye est lui toujours composé d’épreuves de renom, toutes généralement empruntées par son ainé du Championnat du Monde WRC. Et nombreux seront encore les concurrents, sur ces routes mythiques comprenant 17 Spéciales de Régularité (SR), à vouloir se bagarrer pour décrocher un trophée détenu par Philippe et Antoine CORNET DE WAYS RUART, vainqueurs en 2022 sur Porsche 911 de 1965.
L’arrivée échelonnée des concurrents en Principauté de Monaco, en fonction de leur ville de départ, est
programmée le vendredi 27 janvier entre 15h00 et 19h40. Le lendemain, samedi 28 janvier à partir de 07h00, début de l’Etape de Classement, avec quatre SR à disputer durant la montée vers Valence, préfecture du département de la Drôme, une nouvelle fois Ville étape de l’évènement. En guise de hors d’œuvre, la copieuse « Briançonnet – Ubraye / SR 1 / 09h20 / 18,27 km », avec notamment le passage des Col du Buis (1196 m) et de Laval (1100 m) à négocier dans la vallée d’Ubraye, à cette période de l’année où neige et verglas sont très souvent omniprésents. Ensuite direction « Chaudon-Norante – Digne-les-Bains / SR 2 / 10h35 / 15,79 km » et son illustre Col du Corobin (1211 m) à braver. Dans la foulée, Digne-les-
Bains accueille place du Tampinet, le contrôle horaire de mi-journée (11h20). Une courte pause avant d’enchaîner avec « Le Castellard-Mélan – Sisteron / SR 3 / 12h00 / 33,34 km » et le redouté Col Fontbelle (1304 m) puis « Recoubeau-Jansac – Pennes-le-Sec / SR 4 / 14h30 / 16,12 km » et le passage du Col de Pennes (1040 m) pour clore sportivement cette étape. Un dernier contrôle horaire est programmé à Crest (15h40) afin de réguler les équipages avant leur arrivée Champ de Mars à Valence (16h30).
Après un départ de Valence à 08h00, direction les terres Ardéchoises, dimanche 29 janvier, pour la 1ere partie de
l’Etape Commune. Au programme de la matinée, une version du Moulinon revue et modifiée « Saint-Sauveur-de-Montagut – Saint-Andéol-de-Vals / SR 5 / 09h00 / 40,69 km », via le Col de Sarasset (825 m). Arrêt buffet ensuite, à Antraigues-sur-Volane devant la célèbre « Remise », pour notamment déguster cette notoire tartelette aux pommes savamment concoctée par toute la famille Jouanny. S’en suivra un autre chrono de légende, « Burzet – Saint-Martial / SR 6 / 11h20 / 30,63 km », via la cascade du Ray-Pic et Lachamp-Raphaël. Comme les années précédentes, la pause de mi-journée s’articule autour de la place du Marché à Saint-Agrève (13h00), où une dégustation de produits
locaux et régionaux arrive toujours à point nommé. Un plein d’énergie non négligeable pour les concurrents, avant d’enchainer avec la boucle altiligérienne de « Saint-Bonnet-le-Froid / SR 7 / 13h30 / 27,05 km » qui, depuis le précédente édition, emprunte désormais la route de Liberthe qui a surpris bien des participants. Pour terminer la journée enfin, l’épreuve de « Lamastre – Colombier-le-Jeune / SR 8 / 15h05 / 14,15 km », inédite, via le Col de Saint-Genest (709 m). Comme de coutume désormais, le retour sur Valence (17h10) est précédé, à partir de 16h20, de l’opération séduction« rallystiques » du quai Farconnet à Tournon-sur-Rhône avec de nombreuses animations parfaitement orchestrées par le comité des fêtes tournonais..
Direction le Haut-Diois, le lundi 30 janvier à partir de 08h00 toujours au départ de Valence, pour la 2e partie de l’Etape Commune, avec d’entrée « Valdrôme – La Piarre / SR 9 / 10h10 / 13,78 km » à disputer via la Bâtie-des-
Fonds – Source de la Drôme – et le Col de Carabes (1261 m), frontière naturelle avec le département voisin des Hautes-Alpes. Trait d’union parfait pour enchainer la spéciale des Savoyons entre « Furmeyer – Barcillonnette / SR 10 / 11h10 / 14,86 km » avec le Col d’Espréaux (1160 m) à défier. La halte de mi-journée à Laragne-Montéglin (12h10) tombe à pic pour les concurrents. Quelques minutes pour se ressourcer avec quelques douceurs locales avant de se lancer dans « Eygalayes – Verclause / SR 11 / 12h50 / 36,89 km » dont l’ascension des Cols Saint-Jean (1159 m), de Pierre-Vesce (1056 m) et du Reychasset (1052 m) au cœur des Baronnies n’est jamais une mince affaire ! Enfin, pour terminer cette journée, retour vers le massif du Diois avec notamment « Crupies – Saillans / SR 12 / 14h35 / 23,71 km » à parcourir, avec les Cols du Gourdon (953 m) et de la Chaudière (1047 m) comme juges de paix! La dernière halte jour est prévue Place du Champ de Mars à Crest avec un contrôle horaire à partir de 15h40 avant le retour sur Valence (16h30).
Mardi 31 janvier, le départ de Valence est programmé à 07h00, direction la Drôme provençale. Cette 3e et dernière partie de l’Etape Commune débute par « Saint-Nazaire-le-Désert – La Motte-Chalancon / SR 13 / 08h30 / 19,96 km », un monument revisité pour l’occasion avec le Col de Planlara (1037 m) à franchir avant de poursuivre, à exactement la même altitude, avec celui de Chamauche. La suite des explications passe par le chrono de « Montauban-sur-l’Ouvèze – Laborel / SR 14 / 10h05 / 18,91 km » dans sa version classique du Col de Perty (1302 m). Enfin, pour terminer cette longue journée de retour en Principauté, direction « Thorame-Haute – Le Fugeret / SR 15 / 13h05 / 18,43 km » par la route de La Colle Saint Michel. L’ultime contrôle horaire avant l’entrée en parc fermé à Monaco (16h00) est planifié Place Neuve à La Turbie, à partir de 15h30.
Quelques petites heures de repos, avant le départ de l’Etape Finale (21h00), programmée dans la nuit du mardi 31 janvier au mercredi 1er février. Avec au menu de cette dernière nuit les chronos de « Col de Braus – Lantosque / SR 16 / 22h00 / 34,35 km » et de « La-Bollène-Vésubie – Moulinet / SR 17 / 23h10 / 22,33 km ». Arrivée prévue sur le Port Hercule de Monaco aux alentours de 01h10. Enfin, et selon la tradition, la Soirée de Gala et de Remise des Prix se déroulera le mercredi 1er février au soir, dans la Salle des Etoiles du Sporting Monte-Carlo. (Tenue de soirée ou habit sombre exigés).
PHOTOS MICHEL MORILLON.
par Michel Morillon | Août 15, 2022 | AUTO, EN BREF, RALLYE, SPORT AUTO
L’exceptionnel tend parfois à se reproduire ! Face à l’énorme succès rencontré lors de la précédente édition et comme souhaité par le Comité d’Organisation de l’Automobile Club de Monaco, le Rallye Automobile Monte-Carlo, manche inaugurale du Championnat du Monde FIA des Rallyes 2023 (WRC), continue – pour cette édition encore – de prendre ses quartiers d’hiver en Principauté. Géographiquement plus compact, mais toujours aussi sélectif, le parcours – modifié de 50% par rapport à celui de l’édition 2022 – est doté de nouveautés comportant toujours de très nombreuses difficultés, avec des épreuves chronométrées très relevées, tracées dans les départements des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence.
Après trois journées consacrées aux reconnaissances, du lundi 16 janvier au mercredi 18 janvier, place à la séance de mise au point. Cette dernière est programmée le jeudi 19 janvier à partir de 09h31. Dédiée aux pilotes de Priorité 1 et interdite au public pour des raisons de sécurité, ce « Shakedown » emprunte la route du Col des Banquettes (744m) en direction de Peille, au départ de la place Saint-Sébastien à Sainte-Agnès, village du littoral le plus haut d’Europe. Une montée de 2,29 km sinueuse à souhait, qui devrait permettre aux équipages de parfaire leurs ultimes ajustements avant le départ officiel donné le soir même, à partir de 18h30, depuis l’écrin
somptueux de la Place du Casino à Monte-Carlo. Au programme de cette toute première étape nocturne « du Turini », deux spéciales totalisant 40,93 kilomètres chronométrés, composés notamment de l’inédite version de « La Bollène-Vésubie / Col de Turini » (ES 1 – 15,52 km – 20h18), avec un tout nouveau départ depuis le Camp de Millo, et de la spéciale très rythmée de « La Cabanette / Col de Castillon » (ES 2 – 25,41 km – 21h11) qui, pour la toute première fois de l’histoire du rallye, voit l’enchainement en course des cols de l’Orme (1000m), de l’Ablé (1149m), de Braus (1002m), Saint- Jean (642m) et de Castillon (706m).
Vendredi 20 janvier, cap au Nord du département des Alpes-Maritimes, pour le deuxième jour de course qui totalise 106,18 kilomètres contre le chronomètre. Avec une boucle de trois épreuves spéciales à parcourir deux fois, et une halte intermédiaire pour un regroupement et un changement de pneumatiques à Puget-Théniers, cette journée est un véritable concentré de difficultés ! Avec « Roure / Beuil » (ES 3/6 – 18,33 km – 09h14 / 14h08) à
disputer au pied du Parc National du Mercantour, via le col de la Couillole (1678m), puis l’enchaînement de « Puget-Théniers / Saint- Antonin » (ES 4/7 – 20,06 km – 10h22 / 15h16) et de « Briançonnet / Entrevaux » (ES 5/8 – 14,70 km – 11h25 / 16h19) via le Col du Buis (1196m) et le Val-de-Chalvagne, autant dire que cette 2e étape promet d’être animée !
Direction les Alpes-de-Haute-Provence pour le troisième jour de course samedi 21 janvier, qui totalise 98,43 kilomètres chronométrés. L’étape débute par la version 2020 de « Malijai / Puimichel » (ES 9/11 – 17,47 km – 09h38 / 14h08), avant de poursuivre avec le juge de paix de « Saint-Geniez / Thoard » (ES 10/12 – 20,79 km – 11h26 / 15h56) via Authon et son redouté Col de Fontbelle. Une boucle à disputer à deux reprises, entrecoupée d’un arrêt « pneumatiques » et d’un regroupement obligatoire à Digne-les-Bains, sur une Place du Général de
Gaulle récemment rénovée. Enfin, pour en terminer avec cette nouvelle journée sans assistance, les concurrents ont rendez-vous avec « Ubraye / Entrevaux » (ES 13 – 21,91 km – 17h59), à parcourir de nuit, via, comme la veille et en fin de spéciale, la route de la Clue le long du Ravin-de-Chalvagne.
En conclusion de l’épreuve, dimanche 22 janvier, quatre chronos totalisant 68,98 kilomètres à disputer, toujours sans assistance. Deux épreuves bien connues de l’arrière-pays, au Nord-Est du département des Alpes-Maritimes, à parcourir à deux reprises par tous les équipages encore en course – non limités réglementairement à 50 comme les années précédentes – pour redonner la part belle aux pilotes amateurs. Des concurrents qui vont devoir composer avec la version longue de la traditionnelle « Lucéram / Lantosque » (ES 14/16 – 18,97 km – 08h01 /
10h40) et la reprise de l’épreuve inaugurale « La Bollène-Vésubie / Col de Turini » (ES 15/17 – 15,52 km – 09h08 / 12h18), spéciale qui, lors du second passage, fait office de Power Stage. Retour prévu à Monaco vers 14h30 pour l’arrivée finale, suivie de la traditionnelle Cérémonie de Remise des Prix Place du Casino.
Epreuves, Kilométrages et Horaires donnés à titre indicatif, jusqu’à la publication officielle de l’itinéraire.
Monaco, le 22 juillet 2022
PHOTOS : Michel MORILLON